En marge de GP Abou Dhabi : Chadly Zouiten, un séjour riche en contacts

Posté le 5/11/2009 dans Divers, International.

Chadly Zouiten a été invité, en compagnie de Jean Todt, par les organisateurs du Grand Prix Abou Dabi à venir suivre cette derniere manche F1 2009. Bienvenu dans le nouveau Monaco du Moyen Orient

Le nouveau circuit de Yas Marina a accueilli ce week-end le 17e et dernier GP d’un calendrier privé du Canada et de la France pour des raisons financières. L’émergence d’un circuit pharaonique, dont le coût (secret) est estimé à plus de 400 millions, prend valeur de symbole. Au cours d’une rencontre avec le pape de la F1 Bernie Ecclestone, Chadly Zouiten a noté cette phrase: «L’Europe sera bientôt le nouveau tiers-monde en regard de l’Asie et du Moyen-Orient.»



Un parc à thème

La nouvelle piste fait partie d’un vaste programme de développement de la presqu’île de Yas voulu par la famille régnante de ce qui est à la fois la capitale et le plus grand des sept états des Emirats arabes unis, coincé entre Dubaï, Oman et l’Arabie saoudite.
A 35 km du centre-ville d’Abu Dhabi et à 15
km de l’aéroport, le circuit est tracé autour d’une vaste marina découpée dans la rocaille et reliée à la mer par un canal. Il est complété par un yacht-club, sept hôtels de luxe, deux golfs, un parc aquatique, le plus grand centre commercial du monde ainsi que le premier parc à thème automobile, sorte de Disneyland consacré à Ferrari. A l’horizon 2030, Abu Dhabi veut tirer le 70% de son revenu du tourisme et de la finance.



Echappatoires sous les tribunes

Le circuit est long de 5,5 km, la largeur de la piste varie entre 12 et 16 mètres et, pour permettre aux spectateurs d’être assis plus près de l’action, certaines échappatoires passent carrément sous les tribunes! La plus longue ligne droite mesure 1173 m, autorisant une vitesse de pointe de 317 km/h et offrant au moins une bonne opportunité de dépassement sur ce tracé par ailleurs sinueux avec ses 21 virages bien répartis (12 à gauche, 9 à droite). Ils sont dans l’ensemble plutôt lent, entre 100 et 120 km/h, abordé aux alentours de 250 km/h.

Les 50′000 places des tribunes sont toutes couvertes. C’est une des nombreuses caractéristiques inédites de ce tracé qui fait la fierté de son chef de projet, Kaldoon Al Khalifa Al Mubarak, président d’Abu Dhabi Motors Management. Pour la capitale des Emirats, rien n’est trop beau. Le résultat est digne d’un conte des milles et une nuit, avec le spectaculaire hôtel de luxe à la carapace lumineuse enjambant la piste surplombant le port, version futuriste d’un improbable Monaco oriental. Cerise sur le loukoum, le départ du GP a été donné de jour (à 17 heures locales, 14 heures chez nous) et l’arrivée jugée de nuit sous une batterie de 4540 projecteurs développant la puissance lumineuse de 130 stades de football!

Un tour de force d’un autre âge

«Les moyens, une vision à long terme et l’ouverture d’esprit nécessaires», énumère Philippe Gurdjian, rénovateur du circuit Paul Ricard, appelé à la rescousse pour mener le chantier à bien. «C’est un très grand pas en avant. Les spectateurs voient davantage que partout ailleurs, ils sont bien installés, plus près de l’action, les accès sont aisés, le concept des stands, du centre médias, de l’hôtel qui traverse la piste, tout est unique. Il y a une montagne d’idées dans ce circuit.» Vous avez dit «pharaonique»? C’est un peu le chantier du palais de César dans Astérix, Mission Cléopâtre, la potion magique en moins. Depuis février 2007, quelque 40′000 ouvriers se sont relayés jour et nuit sur le complexe de Yas Marina, dont 14′000 pour le seul circuit. Un tour de force d’un autre âge. On comprend dés lors que Chadly Zouiten soit revenu tout secoué de ce voyage. Mais c’est à un circuit de F1 en Tunisie qu’il veut s’atteler à présent.

Galerie photos :